Le coût de production des énergies renouvelables baisse d’année en année

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Selon un rapport de l’Agence internationale des énergies renouvelables, les prix ont baissé de plus de 10% en un an, et cette tendance est appelée à durer.

Produire de l’énergie renouvelable coûte de moins en moins cher. C’est ce qu’affirme l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (l’Irena, organisation réunissant 150 États), selon laquelle les prix ont baissé de plus de 10% en un an ; jusqu’à 26% pour la partie solaire. Dans le détail, le coût de la bioénergie a perdu 14%, celui du photovoltaïque, de l’éolien terrestre et de l’énergie hydraulique, 12% et celui de l’énergie éolienne et offshore, 1%. Et cette diminution s’inscrit dans la durée. En France, à titre d’exemple, le coût de l’éolien terrestre a diminué de 44% sur les 25 dernières années, apprend-on également.

«L’énergie renouvelable est la colonne vertébrale de tout développement visant à être durable», commente le directeur général de l’Irena, Francesco La Camera. «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour accélérer les énergies renouvelables si nous voulons atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat . Le rapport d’aujourd’hui envoie un message parfaitement clair à l’ensemble de la communauté internationale: les énergies renouvelables constituent pour chaque pays une solution à faible coût, qui protège le climat et permet des initiatives de plus grande envergure», ajoute-t-il.

Tassement dans le développement de ces énergies en 2018

Ces prix de plus en plus avantageux s’expliquent notamment par la réduction du coût du matériel, essentiellement au niveau du solaire et de l’éolien – qui concentrent une part importante de ces énergies – ainsi que par des processus de production plus performants au fil des ans. L’Irena assure également que cette réduction devrait durer après 2020, ce qui rendra leur production encore plus intéressante dans les prochaines années. Ainsi, toujours selon l’agence, plus des trois quarts de l’énergie éolienne terrestre et quatre cinquièmes de la capacité solaire photovoltaïque qui sera mise en œuvre en 2020 produiront de l’électricité moins chère que n’importe quelle centrale au charbon, au pétrole ou au gaz.

Toutefois, un point noir est à relever. Malgré le caractère financier de plus en plus intéressant de ces énergies, leur production a étonnamment stagné en 2018 et ce pour la première fois depuis 2001, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Au total, l’augmentation des capacités renouvelables enregistrée dans le monde l’an dernier ne représentait que 60% de l’effort nécessaire (et demandé) pour limiter l’impact du secteur énergétique sur le réchauffement climatique. En effet, les énergies renouvelables devraient croître de 300 GW par an en moyenne entre 2018 et 2030 pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat, ce qui n’était donc pas le cas l’an passé. C’est «un tassement inattendu des tendances de croissance qui soulève des inquiétudes sur la capacité à atteindre les buts climatiques de long terme», s’alarmait l’AIE à la suite de cette publication, début mai. Le sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Abu Dhabi en juin ne manquera certainement de placer le sujet au menu des discussions.

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